24 février 2011 27 Commentaires

Madame H.

Laurence, 40 ans, 1.65m, 134 kg.

En 2008, cela faisait 15 jours que j’étais installé quand je l’ai vue la première fois. Elle est venue pour des douleurs lombaires. Je lui ai prescrit des antalgiques, puis des plus forts, puis elle a fait une « allergie » au traitement, sans éruption, juste des démangeaisons, puis j’ai fini devant sa pression par lui prescrire de la morphine, parce qu’elle souffrait trop. Et ça s’est arrêté, mais pas grâce à la morphine, elle ne l’a pas pris. La douleur a juste cédé spontanément, selon elle.

Je me suis fait avoir, je suis allé jusqu’où elle voulait que j’aille, elle en a été satisfaite et elle a demandé que je sois son médecin traitant.

Quand je parle de ça, évidemment, c’est mon analyse a posteriori. Assez tôt mais pas suffisamment, je me suis rendu compte que cette femme était hystérique et mythomane, de la plus pure espèce, sans honte aucune de ses plus gros mensonges. Au moment même où elle venait deux fois dans la semaine pour me faire grimper dans les prescriptions antalgiques, elle continuait d’aller chez son médecin traitant pour d’autres motifs en s’enorgueillissant d’avoir décroché un nouveau boulot, faire le ménage chez le nouveau docteur, et que ça valait le coup parce qu’y avait déjà du monde, et tout et tout…

Sauf que son ancien médecin traitant était en vacances, remplacé par ma meilleure amie, qui logeait chez moi pendant son remplacement. Laurence n’était pas censée savoir qu’on discuterait d’elle le soir même devant un verre de St Véran, et que je commencerais si tôt à me méfier de tout ce qu’elle me dirait.

S’en est suivi un nombre conséquent de consultations pour des douleurs de dos, des gênes urinaires le samedi matin uniquement (labo fermé) avec de la fièvre non retrouvée au cabinet et une bandelette toujours blafarde, des insomnies, chaque fois revenant au moins trois fois pour chaque épisode, surtout si j’avais commencé par prescrire « petit », en disant que cette fois on n’aurait pas besoin d’antibio, toujours plus pressante et théâtrale, et bien renseignée malgré tout sur les signes invérifiables cliniquement mais qui poussent à penser que peut être…

Alors je finissais par prescrire, l’antalgique, l’antibiotique, l’examen complémentaire, jusqu’à ce qu’elle change de symptôme, après 10 jours dans la nature, sans jamais me reparler du motif précédent de consultation, comme s’il n’avait plus d’intérêt, comme s’il n’avait jamais existé.

A l’automne 2009, elle s’est plaint du ventre. Difficile de situer, dans ce continent de peau et de graisse, ce qui faisait mal, c’était au milieu, puis à gauche, et si c’était l’appendicite, et j’ai une tante qui a un cancer.

Au bout de quelques temps, on a fini par faire une échographie, pour trouver une grossesse, évaluée à 5 mois déjà. Entre ses cycles irréguliers, son obésité, son « allergie » totale à tous les contraceptifs, évidemment que j’aurais du vérifier ça plus tôt. D’autant plus qu’elle était sous traitement anti hypertenseur, de ceux qui sont contre indiqués au 1er trimestre, ayant aussi pris des anti inflammatoires pour ses douleurs…

Elle a hésité, et devant les échographies rassurantes, elle a décidé de le garder. Elle est venue encore plus que d’habitude, me demander des bons de transports pour aller à la maternité, parce qu’ils ne voulaient pas lui faire là bas, mais la convoquaient sans cesse pour des examens. Elle m’a dit tellement de bien des sages femmes libérales, lesquelles ont fini par m’appeler pour savoir si c’était une patiente à moi, cette Laurence qui prenait X rendez vous mais ne venait jamais.

Et puis Jordan est né. Sans trop de problème. Va savoir ce qu’elle avait vraiment avalé sur tous les médicaments qu’elle m’avait fait prescrire, peut être une faible partie.

Depuis la naissance, elle n’a pas reconsulté une seule fois.

Attention, je ne suis pas en train de dire qu’elle n’est pas revenue au cabinet. Elle vient toujours autant. Mais pas une seule fois elle ne m’a parlé d’elle.

Disparues les infections urinaires, les malaises, les douleurs de ventre, de genou, de tête, de dos…

Maintenant c’est Jordan qui est malade; qui a de la fièvre, de la diarrhée, qui a vomi, qui ne dort pas.

Mais qui a un examen rassurant, en général.

Jordan a maintenant 11 mois.  Depuis un mois, il a des boutons, des trucs bizarres, des croûtes; il se gratte, ça j’ai pu le constater; il est grognon, ne se laisse pas bien examiner. Elle me dit qu’il a de la fièvre. Je n’en retrouve jamais au cabinet.

Elle, elle sait.Il y a la varicelle, à la garderie. Sauf que ça ne ressemble pas à la varicelle.

Ah mais c’est peut être la nounou, elle a des animaux chez elle, ça doit être des puces.

Ou encore mieux, elle a des amis qui sont venus chez elle et ils avaient la gale.

Moi dans ma tête, je ne pense plus qu’à un truc: le syndrome de Munchausen par procuration.

Le syndrome de Munchausen, c’est un trouble psychiatrique où les patients s’auto-mutilent ou prennent divers médicaments ou substances pour se créer des symptômes physiques, mettant en échec le diagnostic.

Quand ils créent ses lésions sur leurs enfants, on appelle ça le syndrome de Munchausen par procuration.

Je réussis à la convaincre que cette éruption a trop duré, qu’il faut un avis pédiatrique. Je lui fais un courrier, cher confrère, merci de recevoir le petit Jordan qui présente une éruption atypique, bisous. Je prends le rendez vous devant elle et lui donne le courrier.

Je rappelle la pédiatrie et demande à parler au médecin qui va les recevoir.Il n’est pas là aujourd’hui. J’explique le cas à la secrétaire. Elle me donne le numéro de fax du service que j’utilise pour envoyer un autre courrier, plus détaillé, URGENT, merci de faire parvenir au Dr Mouflet, cher confrère, cette femme me fait peur, essayez de garder l’enfant quelques jours dans le service pour faire le point, bisous.

Mardi matin, elle est dans la salle d’attente, avec la poussette, tout sourire.

« Bah c’est bien la gale, docteur! Le pédiatre m’a dit de venir parce qu’il fallait que je sois traitée aussi ».

Évidemment depuis la veille, elle a eu le temps de se gratter au sang un peu partout. Sous les lésions de grattage, impossible de retrouver une vésicule pouvant faire évoquer une gale. Difficile de lui faire douter du diagnostic maintenant que le pédiatre l’a prononcé pour l’enfant.

Je n’ai pas d’autre choix que de lui prescrire son traitement, sachant que depuis un mois que l’enfant croûte et se gratte, elle ne m’a jamais évoqué des symptômes similaires chez elle. Mais elle se rattrape, oulalah comme ça gratte aujourd’hui, on n’a plus à se cacher que ça gratte. Vous comprenez, docteur, j’avais un peu honte alors je ne vous avais rien dit, mais moi aussi, ça fait un moment…

Mon courrier est resté dans le fax. Le pédiatre n’en a pris connaissance que quand je l’ai appelé pour avoir son avis, le lendemain de la consultation. Il m’a dit que s’il avait eu le contexte, peut être qu’il aurait passé plus de temps à l’examiner, cet enfant. Qu’il n’a regardé que le problème dermatologique, et que la gale évoquée par la maman, ça lui avait paru plutôt coller.

Je sais qu’elle reviendra. Je sais que l’enfant va continuer à se gratter, à avoir des boutons, que le traitement ne va pas marcher, ou être à l’origine d’effets secondaires.

Je ne vois pas souvent de gale au cabinet, et j’avoue aisément pouvoir passer à côté du diagnostic. Mais j’ai un doute énorme sur la réalité de ce diagnostic.

Et j’ai peur pour cet enfant.

27 Réponses à “Madame H.”

  1. Docteur V 24 février 2011 à 20:18 #

    Flippant !

  2. doudette 24 février 2011 à 22:07 #

    ne faudrait-il pas faire un signalement aux services sociaux ?

  3. violettebiquette 25 février 2011 à 11:49 #

    La peur est un signal d’alarme. Sans doute que le danger est bien là, insidieux. Restez vigilant!

  4. chantal 25 février 2011 à 12:22 #

    Franchement, je trouve cette femme bizarre. Votre énoncé m’a pensé aussi au syndrome de Münchhausen et votre peur est justifié. Dommage que le pédiatre n’a pas lu le fax plus tôt. Pauvre enfant.

    Bonne journée

  5. Soleil-De-Marseille 25 février 2011 à 16:41 #

    si l’enfant revient avec les mêmes lésions, fais le hospitaliser:tu appelles devant la maman les urgences pédiatriques ( même si c’est loin, il faut d’emblée un service spécialisé ) et quand tu raccroches, droit dans les yeux tu lui dis  » ils vous attendent maintenant » au pied du mur, aucune possibilité pour elle d’y échapper.Dis-lui que si elle n’y est pas dans la journée, les urgences enverront les pompiers chez elle.et qu’il y aura enquête des services sociaux.
    Les pédiatres ne t’en voudront jamais d’avoir eu un doute. Toi tu ne te pardonneras jamais d’avoir raté un cas de maltraitance

  6. Babeth 26 février 2011 à 0:29 #

    Je suis contente que tu sois revenu écrire, je trouvais le temps long. Elle est terrible cette histoire, elle me fait penser à cette histoire que je lis partout sur les blogs en ce moment, cette jeune fille qui s’est inventée un cancer et une soeur décédée… tout le monde y a cru, tout le monde voulait s’occuper d’elle… et c’était un vaste mensonge.
    Ce syndrome de Münchausen, concrètement, peut-on y faire quelque chose? La maman peut-elle se soigner? Et l’enfant, il a un père? N’y a-t-il pas moyen d’avertir la famille?

  7. docteursachs 26 février 2011 à 10:01 #

    message du secrétariat ce matin : demande que vous rappeliez Mme H., vous avez prescrit Ascabiol pour gale, mais l’enfant hurle, que faire?

    Évidemment, elle a attendu samedi matin pour faire ça.

  8. dameraoul 28 février 2011 à 15:14 #

    et bé bon courage !!!

    moi je connais un grand tout mou qui a simulé le syndrome du mariage pendant 4 ans…. y a quelquechose à faire docteur ???

    saloperies de mythomanes !!!

    Dernière publication sur Dame Raoul : Résurrection

  9. Ni-Co 5 mars 2011 à 22:41 #

    Alors, on m’excusera, j’ai bloqué au 1er paragraphe.

    Une personne dont l’IMC est de quasi 50, donc obèse morbide, vient te voir parce qu’elle a mal au dos.

    Et toi, tu prescris des anti-douleurs, puis des anti-douleurs plus fort… Tu ne lui as pas conseillé un régime ? un nutritionniste ? expliqué que ce serait sans doute plus intelligent de s’attaquer à la cause de la douleur (pas très difficile à comprendre, ni pour elle ni pour toi…) plutôt que de camoufler le symptôme à coup de médocs ?!

    Et tu t’étonnes qu’elle ait flairé le médecin qui allait lui prescrire des médocs et des examens sans même tenter d’aller voir plus loin ?

    Avant de parler « signalement », il faudrait peut-être parler « responsabilisation »… Surtout pour ce petit qui t’inquiète, et d’après ce que tu racontes pas sans raisons. Il vaudrait mieux tenter de lui remettre sa mère d’aplomb, que d’aggraver le truc en la signalant à encore plus de gens qui vont lui faire encore plus de public.

  10. chantal 6 mars 2011 à 16:10 #

    @Ni-Co: mais si cette femme ne veut rien entendre de responsabilisation? Si c’est son mode de pensée et d’agissement naturel?

    Il plus commode de chercher ailleurs que de se remettre en question.

    Puis, le surpoids n’est pas toujours la cause du mal de dos. Chez moi, par exemple, c’est la promenade quotidienne avec mes chiens.

    Bon dimanche à tous

  11. aziliz 13 mars 2011 à 21:52 #

    J’en ai eu une comme ça mais comme je ne suis que prof ça a été la galère pour sortir la gamine de la famille…

  12. Taedium Vitae 21 avril 2011 à 11:12 #

    Bonjour Dr Sachs,
    J’espère que vous allez bien et souhaite avoir le plaisir de vous lire de nouveau.
    Bien amicalement

  13. jd 28 avril 2011 à 17:30 #

    Qq réflexions:
    - Dans le Sd de MUNCHAUSEN, l’hospi. est souvent vécue comme l’aboutissement par le patient qui est enfin mis au centre des préoccupations médicales. Dc en général, ils sont faciles à convaincre, d’autant + s’il est par procuration. Dc je serais toi, je l’hospitaliserai au 1er symptôme pas très catholique, en abondant dans le sens de la mère (qui se sentira écoutée et prise en considération), après en avoir réaverti les pédiatres, pour l’avoir sous la main, prévoir une cs psy et le documenter.
    - en revanche, faire sentir à la mère que tu as des doutes et lui parler de signalement me semble la dernière chose à faire, la peur de l’institution étant très pregnante chez ces patients manipulateurs. Ce serait le meilleur moyen qu’ils s’évanouissent dans la nature et qu’elle recommence avec un autre MT, qui risque de faire perdre du temps+++. Comme il ne doit pas être encore scolarisé, tu es l’un des seuls remparts qui le protègent de sa mère. Dc nécessité de rentrer un peu dans le jeu de la mère pour maintenir ce lien. Ce qui est minant+++ car impression d’être manipulé atrocement désagréable.
    - J’avais pris des (bons) conseils auprès du juge pour enfants en l’appellant directement, il est possible de garder l’anonymat de l’enfant tant qu’il n’est pas en danger certain (c’est à dire que tu ne peux pas le prouver, ce qui semble malheuresement ton cas). Et toute procédure inefficace est pire que tout dans la mesure où elle provoque la défiance du parent maltraitant: il ne faut faire un signalement qu’avec tous les éléments qui lui permettent d’aboutir.
    - Bon courage, c’est le pire sentiment d’impuissance que j’ai vécu, il faut s’appuyer sur l’hôpital et surtoût en parler.
    - Ces patients ne sont pas qu’hystériques, que ce soit par procuration ou pas, ils sont pervers et manipulateurs et font passer les hystériques pour des malades reposants.

  14. Un D4 22 mai 2011 à 14:54 #

    Bonjour,

    (je n’ai pas trouvé d’email pour vous joindre)
    Je suis de premier passage sur ce blog et m’arrête sur ce billet croisé :
    Cette histoire est affolante et doit évoluer.
    Il ne faut pas attendre le sous dural ou la disparition dans la nature pour s’activer, « toute information préoccupante sur un mineur en danger ou risquant de l’être, au sens de l’article 375 du code civil doit être signalée au président du conseil général » : les cellules départementales de recueil des informations préoccupantes (CRIP) ont un rôle d’information et d’orientation, elles vous conseilleront et SURTOUT noteront dans leurs petits papiers la situation; Cela leur permettra de rechercher un signalement antérieur (elle a peut être un autre enfant qui a aussi été signalé par un autre médecin qu’elle s’est empressée de fuir) et de faire les recoupement nécessaire.
    Si la situation est grave, ils pourront transmettre l’information au procureur de la république pour rentrer dans une démarche de signalement judiciaire.
    Quoi qu’il en soit, ils sont là pour nous aider à avancer dans ce genre de situation où nous sommes dans l’obligation LEGALE de faire quelque chose, ce n’est pas une affaire de bisounours.

    Ce genre de signalement est évidemment une dérogation au secret médical…

    La situation m’inquiète, j’attends rapidement des nouvelles (une fois au courant des choses, cela devient de la non assistance…)

    Cordialement,

  15. Jean Christophe Bataille 26 mai 2011 à 10:28 #

    Franchement, bon courage cher confère …

  16. Tinote 26 mai 2011 à 13:06 #

    pauvre gosse … et pauvre femme aussi …

  17. lore 19 juillet 2011 à 21:36 #

    juste un petit mot car tu me manques petit docteur sachs… Reviens nous vite avec tes histoires

  18. Florian 29 août 2011 à 14:39 #

    Ben je vais avoir l’air franchement d’un donneur de leçons, mais tu devrais pas essayer de la confronter un peu quand même?

    Lui dire que tu sais qu’elle a menti tel jour à telle occasion, telle autre fois quand elle t’a dit çà, puis cette fois-là aussi, que de toute façon elle ne présente jamais les symptômes dont elle se plaint, et que là franchement tu penses que son petit garçon souffre d’un Munchausen by proxy pour lui faire plaisir, tu lui expliques bien ce que c’est, tu lui dis que tu t’inquiètes vraiment, que tu voudrais bien l’aider, mais que si tes craintes sont effectivement fondées, ce qu’il faudrait vraiment qu’elle fasse pour commencer c’est prendre conscience de son problème et qu’elle aille en parler à un psy? Parce que là ce n’est plus elle mais son enfant dont la santé est en jeu?

    Enfin c’est vu de loin sans tous les éléments de contexte, hein, mais bon là quand même on dirait qu’elle a quand même un petit peu besoin de se faire engueuler, tu vas continuer à essayer de soigner des maladies imaginaires pendant combien d’années? Qu’est-ce qui peut arriver de pire, elle change de médecin? Au mieux elle t’écoute vraiment se rend compte qu’il faut qu’elle arrête de déconner pour son petit et ce sera ta patiente la plus fidèle.

  19. baktoui 3 septembre 2011 à 1:00 #

    L’horreur pour un soignant : convictions et impuissance. Quel adulte va donner cet enfant? :(

  20. Oxymore 7 septembre 2011 à 10:31 #

    @Florian
    Justement ce serait vraiment le pire qu’elle change de médecin -> qu’il mette à nouveau un certain temps à repérer son comportement et pendant ce temps c’est l’enfant qui en fait les frais.
    Dr Sachs a raison de chercher à faire hospitaliser l’enfant. En effet, la mère ne se méfiera pas et sera contente de l’attention et avec les avertissements du Dr Sachs à l’équipe hospitalière ils auront et le temps et la possibilité d’enquêter et de faire quelque chose ‘discrètement’ avec l’aide des services sociaux, voire d’un juge pour enfants.

  21. Dragibus 6 octobre 2011 à 13:26 #

    Je suis d’accord avec Oxymore: la confrontation dans ce type de pathologie psychiatrique est la pire des solutions. Si elle a changé de médecin, c’est déjà sans doute parce que le précédent avait cessé de rentrer dans son jeu et ne lui prescrivait plus tout ce qu’elle voulait.
    Pour en arriver à ce qu’il y ait une mobilisation positive autour de ce bambin, il faut mettre la mère en confiance et l’amener insidieusement vers les structures qui auront le pouvoir d’intervenir l’intérêt du petit, en premier lieu.
    Bon courage en tous cas et tenez-nous au courant…

  22. souvenirs19 9 octobre 2011 à 13:27 #

    Il y a de quoi avoir peur pour l’enfant !
    En espérant que vos patients ne sont pas, majoritairement, de cet acabit !
    Cordialement
    Anne

    Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...

  23. docteursachs 25 octobre 2011 à 23:55 #

    Quelques nouvelles de Jordan : après avoir remué ciel et terre, prévenu la PMI, l’intégralité des pédiatres du département, la halte garderie et le diocèse, une enquête a été menée, que la maman a mal vécue, bonne mère qu’elle est, mais les boutons ont fini par disparaître, sans lien avec les traitements qui ont pu être prescrits.

    Jordan est toujours chez lui, il n’y a toujours pas de diagnostic « certain » à son éruption, mais devant cette mobilisation, les choses se sont stabilisées.
    Et Madame H me l’amène toujours au cabinet, beaucoup moins, et malgré le fait qu’elle sache que c’est moi qui ai prévenu la PMI.

    Espérons que ça dure.

  24. wain" 26 octobre 2011 à 13:26 #

    Espérons que ça dure, et merci pr les « nouvelles », je ne pense pas être la seule à être restée ds l’expectative depuis ce billet .

  25. Caro 20 décembre 2011 à 14:55 #

    Bonjour, je viens de découvrir ce blog et j avoue avoir froid dans le dos en lisant ce post. Le dernier message est un peu plus rassurant, disons qu elle sait que les gens savent et peut être est ce là la solution. Au moins vous pouvez toujours garder un oeil sur cet enfant. Et le père dans tout ça? Absent évidement? Cette femme n a t elle aucune famille qui peut être contactée? Pas facile tous les jours d être un généraliste et pas facile de dormir toutes les nuits sur ses deux oreilles. Bravo en tout cas d avoir remué ciel et terre. Merci pour Jordan.

  26. Clémentine 29 décembre 2011 à 21:23 #

    Bonsoir,
    Comme tout le monde ici, ce billet m’a interpellée. Ce problème psychiatrique est identique à celui de ma propre mère … Je suis rassurée de constater que vous ayez diagnostiqué assez rapidement ce trouble. J’ai rencontré X praticiens, lorsque le doute s’installait, ma mère changeait de médecin traitant. Trop d’hospitalisations, une ponction lombaire et une appendicectomie plus tard enfin la délivrance, un placement en foyer d’accueil pour me protéger de ma mère.
    Je vous remercie pour ce petit enfant car je ne sais pas s’il en aura l’occasion … Toute ma vie je serais reconnaissante envers ce médecin inconnu qui a su voir.

  27. bernardmartiaux 26 juin 2012 à 0:39 #

    Après l’affaire Marina ce billet est terriblement angoissant!


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